Et si on testait 5 petits gestes ? #3

La recherche des petits gestes continue.

Dans mes 2 précédents articles dédiés à la chasse au gaspillage (ici et ), je vous parlais de choses vraiment toutes simples à mettre en place. En avez-vous essayé ?

Ici, on continue. Tout n’est pas toujours évident. Je dois parfois négocier avec mon homme pour le convaincre que nos habitudes peuvent être changées facilement. Vous auriez dû voir sa tête quand je lui ai annoncé nous allions complètement arrêter l’essuie-tout ! Mais au final, tout se passe bien. Je vais d’ailleurs tout de suite vous expliquer par quoi on l’a remplacé 😉

1 – Essuie-tout :
Lingettes ménage

Ce brave essuie-tout est entré quand nos vies et dans nos habitudes tellement facilement et sournoisement. C’est pourtant bien dommage car, tout comme pour ses petits camarades les mouchoirs, sa production n’est pas anodine. Elle entraîne un traitement chimique non neutre pour l’homme, des émissions de soufre et de CO2 pendant sa fabrication,  et surtout l’abattage d’arbres pour créer la fibre de cellulose. L’essuie-tout en fibre recyclée est déjà un bon début mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? L’éponge ? Personnellement, je trouve qu’elle se dégrade rapidement et nécessite d’être rachetée.  Alors ma solution à la maison ce sont les lingettes en fibre de bambou. Je les utilise pour le ménage, pour essuyer les mains de ma fille, je me mouche même dedans en attendant de confectionner des mouchoirs. Je les stocke dans une boite et quand celle-ci est pleine, je mets tout au lave linge (même principe que les lingettes pour bébé). Elles peuvent passer au sèche linge. La semaine dernière, je peignais un mur chez nous. Je les ai utilisées pour essayer des gouttes tombées par terre et mes mains. Après lavage, elles étaient à nouveau opérationnelles. J’apprécie !

2- Mouchoirs :

Mouchoirs tissus

Voici un point qui me tient à cœur et sur lequel mon mari a plus de réserves. Remplacer les mouchoirs jetables par des mouchoirs en tissu lui donne vraiment l’image d’un grand retour en arrière. Et surtout, reste l’éternelle question des microbes que l’on garde sur soi. Pour le moment, nous n’avons pas encore sauté le pas. J’ai mis des tissus de côté pour en confectionner. A la maison, cela me semble easy-easy (même principe que les lingettes). A l’extérieur… Je ne sais trop quoi en penser. Quelques pistes là : http://www.consoglobe.com/mouchoir-papier-vs-mouchoir-tissu-3916-cg

 

3 – Factures, relevés etc. :

DématérialisationGeste ultra facile : dématérialiser ses factures et relevés.  Moins de papier gaspillé, moins de paperasse à trier et ranger.

4 – Boire en déplacement :

Gourde inox

Plus jeune, peut-être avez-vous connu l’ancêtre de la bouteille en plastique : la gourde. Un peu plus lourde mais tellement plus écologique et économique. Préférez-la en inox, légère et robuste, elle durera toute la vie. en plus, elle permet de garder l’eau fraîche. les enfants adorent ! Des idées : http://www.sans-bpa.com/903-inox

5 – Faire le plein d’essence :

Plein d'essence
J’a lu qu’il fallait faire le plein d’essence quand le réservoir était  à moitié plein. « Plus le réservoir est plein, moins il reste d’air (et moins votre essence s’évapore). Le carburant s’évapore plus vite que vous ne le pensez « . Source http://www.consoglobe.com/carburant-astuces-economiser-2563-cg#B3Z1L8q2W6BsL0xP.99

Et vous ? C’est quoi vos petits gestes ?

NATALIA.

6 réflexions sur “Et si on testait 5 petits gestes ? #3

  1. De Myttenaere Bernadette dit :

    Il se fait que les mouchoirs en tissus véhiculent des microbes tandis que les Kleenex on les jette tout de suite et c’est meilleur pour la santé.

  2. Olivier dit :

    Essuie-tout / éponge / lingette : c’est toujours un work in progress chez nous :
    On a encore de l’essuie-tout et on essaye de le réserver aux cas où c’est pour essuyer un truc vraiment cracra : genre au hasard le vomi du petit, en première instance avant de passer la serpillère c’est agréable de pouvoir mettre le plus gros à la poubelle.
    La lingette en guise d’éponge, on est en test depuis quelques mois et on est mitigés car on n’a pas encore trouvé (mis en place) de solution optimale pour le stockage/séchage. L’éponge posée sur l’égouttoir de l’évier est immédiatement accessible à tout moment et sèche tranquillement. La lingette dans la même situation ne sèche pas vraiment. On a actuellement 1 ventouse et on y suspend la lingette, mais la ventouse sert aussi à accrocher plusieurs choses (le bavoir du petit par exemple)… du coup retirer le bavoir pour accéder à la lingette = compliqué… bref à l’usage ça va probablement finir par le faire, mais il faut trouver et mettre en place le « contexte » qui va bien pour que ça devienne aussi pratique qu’une éponge (crochet dédié bien positionné ?). C’est la même chose pour pas mal d’autres éléments du même genre : on n’a rien contre le changement, mais il faut se débrouiller pour que tout le système basé dessus suive : exemple les lingettes pour nettoyer les fesses du bébé : super pratique MAIS il faut avoir la petite boîte étanche qui va bien pour stocker celles utilisées, sinon c’est mort 🙂

    Pour les mouchoirs en tissu, dans ma famille (parents des 2 côtes, ayant grandi en campagnie) ça a toujours été comme ça, donc c’est plutôt à l’adolescence que je suis passé pour un has been avec mes jolis mouchoirs à carreaux repassés avec amour par maman… les kleenex sont rentrés dans ma vie par la suite, de manière intermittente, ça dépend… Comme toi il y a le côté « en extérieur » qui est délicat, où on se retrouve comme pour les fringues avec l’attente sociale qui impose que tu DOIS avoir des fringues différentes sur le dos chaque jour sinon c’est que tu es cracra 🙂 même si ça n’a aucun lien réel avec l’hygiène !
    En pratique c’est un espèce d’équilibre entre le quotidien (mouchoir en tissu toujours dans la poche) et la période de méga gros rhume où à la maison j’utilise les mouchoirs en tissu quasiment comme ceux en papier (quelques utilisations puis à la machine) et les paquets de mouchoirs en papier en extérieur/ lieu de travail à plusieurs… Quand tu passes ta journée à te moucher t’es aussi content de ne pas avoir à « stocker » tes mouchoirs trempés dégeu.
    Là encore avec une bonne logistique, genre prévoir un petit sac étanche pour les stocker une fois utilisés il y a probablement moyen d’avoir des solutions « propres » (tu te mouches quelques fois sur l’espace d’une heure par exemple, et au bout d’une heure, direction le petit sac et on en prend un autre).
    N’empêche qu’on lit « ah mais c’est degeu, blabla développement des microbes, contamination de la poche du pantalon… » en pratique je serai content de lire des études là dessus. M’est avis que le développement microbien dans la poche du jean doit être négligeable (milieu non favorable car trop sec), et que de toute façon dans le mouchoir tu as… ce que tu as déjà dans ton corps. Donc hormis maintenir un mouchoir (bon appétit) bien humide pendant 1 semaine et te remoucher avec lorsque ton rhume est passé, j’ai des gros doutes sur le fait que se moucher dans des mouchoirs en tissu entretienne le rhume par exemple. Quant à la transmission de virus , je ne vois pas trop ce que ça change, si tu te mouches, le virus passe sur tes doigts, tes mains et tu peux le transmettre via contact avec les autres… et ce que le mouchoir soit en tissu ou en papier. Quand à la problématique de celui qui fait la lessive (qui met le linge du panier de linge sale à la machine) faut pas déconner non plus, il suffit de se laver les mains après, avant d’aller faire un gros smack bien baveux à la personne infectée…

    Factures électroniques : je suis un grand anti-papier, pas forcément que pour des raisons écologiques, mais aussi de place, tri, … c’est tellement plus simple de télécharger un pdf dans le bon dossier du premier coup, de les classer par date, de les retrouver en 3 secondes…

    Gourde : une évidence… mais il y a toujours un gros débat sur le fait de boire de l’eau de source/minérale ou pas. Je crois que ça n’est pas l’objet de ce post, et l’approche écolo « impose » l’eau du robinet, qui est une eau très bien surveillée… sur certaines particules (nitrates, plomb, arsenic par exemple) mais beaucoup moins sur d’autres (médocs par exemple) + le fait que la majorité des tests sont faits en sortie d’usine de traitement et non pas au robinet de chaque utilisateur.
    L’idéal serait bien entendu une eau du robinet réellement clean au départ, mais on peut comprendre ceux qui préfèrent boire une eau d’une source naturellement non polluée plutôt qu’issue de leur département particulièrement réputé pour des traitements lourds et non adaptés au traitement certaines particules.
    J’ai aussi en tête la discussion avec un père de famille parisien ayant fait ses petits calculs financiers et qui préfère bosser 2h de plus par mois pour payer à toute la famille de l’eau « sans danger » plutôt que celle qui traverse les canalisations en plomb de son immeuble.
    Là encore il y a une différence entre santé personnelle (et forcément égoïste) et santé collective… c’est compliqué. Tant que d’une manière générale nous rejetons des substances nocives dans l’eau (pesticides de l’agriculture, médicaments genre tout bêtement la pilule contraceptive…) le débat aura sa raison d’être. Je suis un buveur d’eau du robinet depuis toujours, mais je peux comprendre le choix de certains lorsqu’il est motivé par des raisons valables et qui ont choisi une eau en rapport avec ce choix (pas juste « l’eau du robinet elle a un goût »… typiquement le chlore qui disparaît en laissant l’eau 24h dans une carafe).

    Essence : je ne suis pas très convaincu, les explications de consoglobe sont très fumeuses, et concernant l’évaporation il n’y a aucune source (comme trop souvent sur ce site)…
    Après je pense que c’est toujours une bonne idée d’avoir un réservoir le plus rempli possible en permanence. En cas de pépin grave (« rupture de la normalité » dans le jargon), genre grève, tempête, fuite de centrale nucléaire, fin du monde… s’il faut quitter la ville en précipitation c’est toujours mieux de ne pas devoir commencer par aller à la station essence (blindée de monde, vide, non fonctionnelle…). On peut aussi rentrer dans le calcul statistique qui doit montrer que le prix du plein suivant est généralement un peu plus cher que le précédent (les prix ont tendance à augmenter sur le long terme), donc tu feras 3 centimes d’économie si tu le remplis au tarif « d’avant » d’en avoir vraiment besoin. Mais là encore c’est fumeux 😉 Et fumeux + vapeurs d’essence = boum !

    Mince j’ai encore fait un pavé 🙁

    • Natalia dit :

      Nous on met la lingette sur le robinet (qui est haut et angle carré) rattrapable facilement. Et on a une petit boite ouverte sur le micro-onde qui accueille celles qui sont vraiment sales que ça ne vaut plus le coup de laver à la main ou qui ont beaucoup servies. Ca roule nickel 🙂 Mais effectivement, il faut que ça soit pratique.

      Merci pour ton retour sur les mouchoirs ! Dernièrement, je mouche ma fille de 2 ans dans les lingettes que j’utilise pour le change (propres bien sûr). Je n’y avais pas forcément pensé tout ce temps et puis ça m’a pris comme ça. ça marche super. A la maison, comme tu dis, c’est vraiment facile. Pourquoi s’en priver ? Dehors, je pense que c’est faisable sans trop de complications. L’effet « microbes » me semble vraiment anecdotique. On est au contact de tant de personnes à longueur de journée ne serait-ce qu’en prenant le métro, en allant chez le médecin etc.

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